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Troisièmes rencontres internationales contre la biopiraterie

26.02.2016

Plus précisément, la biopiraterie désigne l'appropriation illégitime des connaissances traditionnelles des peuples autochtones sur l'usage des ressources génétiques, sans leur consentement et sans partage des bénéfices liés à la valorisation de ces ressources

France Libertés prône et cherche à défendre la reconnaissance et le respect des savoirs traditionnels des peuples autochtones liés aux ressources génétiques. La Fondation joue un rôle de sentinelle contre la biopiraterie. Elle pratique des actions de veille afin de repérer puis dénoncer des cas de biopiraterie que ce soit par le biais d’actions juridiques ou médiatiques. Dans le but de sensibiliser aux enjeux de la biopiraterie, France Libertés a déjà porté cette thématique essentielle lors de nombreux événements. La Fondation organise des rencontres internationales contre la biopiraterie qui visent à rassembler de multiples acteurs et réfléchir aux enjeux autour de ce phénomène et aux alternatives possibles. 

En juin 2009 avaient lieu les Premières Rencontres Internationales contre la Biopiraterie à l’Assemblée Nationale. De nombreux spécialistes du sujet s’étaient alors réunis pour définir le concept de biopiraterie, prendre conscience des pratiques biopirates et y apporter des pistes d’alternatives.

En juin 2012, lors du Sommet des peuples organisé au Brésil (Rio de Janeiro) en parallèle de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), les Secondes Rencontres Internationales contre la Biopiraterie ont été organisées.

En mars 2015,  la Fondation Danielle Mitterrand a organisé les Troisièmes Rencontres Internationales contre la Biopiraterie. Ce colloque a été l’occasion de sensibiliser et d’informer sur la biopiraterie, ses évolutions, ses alternatives mais aussi de susciter l’intérêt autour du projet de loi biodiversité en France, qui de par son titre IV portant sur l’accès aux ressources génétiques et au partage juste et équitable des avantages qui en découlent peut s’avérer être un outil juridique potentiel dans le cadre de la lutte contre la biopiraterie en France. 
 
Outre la volonté de la Fondation France Libertés d’attirer l’attention sur ce sujet encore peu connu du grand public, l’objectif était de réunir différents acteurs clés, du milieu associatif, des décideurs politiques, du monde de la recherche et du secteur privé afin de réfléchir aux alternatives concrètes à la biopiraterie et par là même d’établir un réseau d’acteurs en mesure d’agir contre ce phénomène. Dans cette optique, les Troisièmes Rencontres Internationales contre la Biopiraterie ont d’abord mis l’accent sur les voies juridiques contre la biopiraterie, pour ensuite se focaliser sur diverses alternatives menées sur le terrain et revenir enfin sur l’aspect éthique et politique de la lutte contre la biopiraterie.
Les débats et apports des scientifiques, politiques et acteurs du monde associatif engagés dans la lutte contre la bopiraterie on été consignés dans un document disponible en trois langues (français, anglais, espagnol) disponible en téléchargement sur nitre site internet :