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L’association Arkawït et Sudfa Média, en partenariat avec l’Université de la Sorbonne, le Goethe-Institut de Paris et La Clef Revival, ont le plaisir de vous inviter au festival de cinéma soudanais Arkawït, qui se tiendra à Paris du 2 au 6 septembre.

Le festival

« Encore méconnu en France, le cinéma soudanais se distingue par sa riche diversité idéologique et esthétique, façonnée au fil des années. Le paysage cinématographique du Soudan a souvent été modelé par les bouleversements politiques, tels que le coup d’État militaire de 1989, qui avait drastiquement restreint les activités culturelles publiques, affectant particulièrement la jeune production cinématographique. Dans ce contexte, le concept d’exil s’est progressivement introduit dans les œuvres des réalisateurs, comme l’illustre Diary in Exile (1993) d’Atteyat Al-Abnoudy et Hussein Shariffe. Beaucoup d’artistes ont quitté le Soudan pour poursuivre leurs carrières hors de ses frontières.

Depuis 2023, l’exil provoqué par la guerre actuelle continue de marquer le cinéma soudanais. De nombreux réalisateurs ont trouvé refuge dans des pays voisins comme l’Égypte, l’Ouganda ou le Kenya, ainsi qu’au Proche-Orient, en Europe et en Amérique, où ils poursuivent leurs efforts artistiques tout en maintenant un engagement fort dans leur travail créatif. À travers leurs films, ils mettent en avant des personnages pris dans des conflits politiques ou des luttes personnelles, comme dans It is war ? (2025) réalisé par Timeea Mohamed Ahmed. Ces cinéastes exilés, à l’instar de ceux qui persistent à créer au Soudan malgré la guerre, notamment les documentaristes collaborant avec Ayin Network, jouent un rôle essentiel dans l’histoire du cinéma soudanais et dans l’illustration des défis que rencontre leur peuple.

Incluant des films d’auteurs emblématiques tels que Gadalla Gubara, Hussein Shariffe et Ibrahim Shaddad et des réalisateurs émergents comme Rawia Alhag, Ekram Hamad Fadlalla, Algaddal Hassan, Timeea Mohamed Ahmed, Ibrahim Omar, Shahab Satti, Ibrahim Sayed, Sadam Siddig, Omer Shishani, la rétrospective présente à la fois des œuvres documentaires et des fictions, incluant des films d’animation.

Elle explore comment ces œuvres traitent des épisodes historiques du passé, du conflit actuel ainsi que des engagements artistiques et sociaux présents à l’écran. Enrichie par des tables rondes avec les cinéastes et les chercheurs, ainsi que par des discussions avec le public, cette rétrospective tentera d’explorer les dimensions esthétiques et les problématiques sociales soulevées par ces œuvres, ainsi que les messages que les réalisateurs souhaitent transmettre au travers de leurs créations.

L’exposition des œuvres photographiques sur textile de l’artiste Frédérique Cifuentes, intitulée « Khartoum, les écrans de la mémoire », ajoutera une dimension supplémentaire à cette rétrospective. Elle rendra hommage aux cinémas en plein air de Khartoum, qui ont été des lieux de rassemblement collectif, de divertissement et d’échange culturel, aujourd’hui disparus dans le chaos de la guerre commencée en avril 2023.

Une exposition, accompagnée d’un vernissage présentant plus de trente dessins d’Ibrahim Sayed, illustrateur, dessinateur, réalisateur de films d’animation et fondateur du Festival international soudanais de films d’animation Apedemak, sera également organisée les 5 et 6 septembre pour clôturer la rétrospective. »

Informations pratiques

Du mercredi 2 au dimanche 6 septembre 2026

Le Goethe-Institut de Paris (17, avenue d’Iéna, Paris 16e )
et La Clef Revival (34, rue Daubenton, Paris 5e)

Tarifs : l’entrée libre (au Goethe-Institut de Paris) et le prix libre (à La Clef Revival)