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Bienvenue à Caroline Lejeune

01.04.2026

La Fondation est très heureuse d’accueillir sa nouvelle co-directrice Caroline Lejeune ! Elle succède à Agnès Golfier qui après 3 années, quitte ses fonctions à la direction. Après des années de travail autour des enjeux d’écologie populaire, elle rejoint la Fondation en février 2026, car son attachement à la justice et à l’écoute des peuples résonne avec son engagement.

Quel a été ton parcours avant de rejoindre la Fondation ?

Mon parcours chemine à travers une quête de justice sociale et écologique. J’ai grandi dans un territoire industriel en pleine reconversion. Passionnée de philosophie politique et d’éthique environnementale, j’ai toujours eu un attrait pour les liens entre l’écologie sociale et l’écologie profonde. Cela s’est traduit par la réalisation d’une thèse en sociologie politique au sein d’une association d’éducation populaire. J’ai pris conscience du poids des injustices environnementales sur les conditions d’existence. J’ai pris aussi la mesure des conséquences sociales et politiques de l’industrialisation, des délocalisations, de la marchandisation du vivant, de la réduction des financements et de l’invisibilisation politique des collectifs sur leurs libertés et la protection des milieux de vie. J’ai ressenti à ce moment-là toute la force de l’engagement collectif pour la reconnaissance du droit à exister avec le souhait de participer à mon échelle à une histoire locale et internationale, qui était en train de s’écrire.

Du Nord de la France, j’ai fait un pas de géant en changeant d’univers. J’ai vécu pendant plusieurs années en Suisse romande autour du Lac Léman. Ce fut un éclairage culturel et politique. J’y ai découvert l’exercice de la démocratie semi-directe et j’ai eu plaisir à côtoyer les montagnes et le lac Léman au fil des saisons. Je me suis formée aux valeurs de la nature, j’ai approfondi les pensées politiques alternatives, participer à l’émergence et à la coordination d’un réseau de recherche de justice environnemental francophone international à l’Université Lausanne. J’y ai aussi enseigné des cours sur la démocratie écologique, l’anthropologie de la nature, les écologies politiques, autant de thèmes qui mettent en jeu les rapports entre science, politique et société, du Nord et des Suds, les visions du monde et les manières de l’habiter.

Ces dernières années, j’ai eu la chance d’œuvrer dans le domaine de la philanthropie opérationnelle. L’accompagnement d’initiatives engagées vers de nouveaux modèles démocratiques et la protection des droits humains et des milieux de vies est un levier de transformation fondamentale. Cela m’a offert aussi l’occasion d’être à l’interface des univers sociaux, politiques, scientifiques et institutionnels.

Qu’est-ce qui t’a donnée envie de rejoindre la Fondation Danielle Mitterrand ?

Au regard des basculements politiques, internationaux, environnementaux et climatiques actuelles, j’ai eu le besoin de m’engager dans un espace porteur de transformations et d’espoir. Le projet de la fondation et sa singularité a fortement raisonné avec mon parcours et mon engagement. Cela a été comme une évidence.

La fondation joue un rôle de passerelle permettant de soutenir des dynamiques et de créer des dialogues entre différents univers à son échelle : des résistances aux utopies radicales et transformatrices, de l’international au local, des apprentissages du passé aux évènements du présent, de milieux militants aux espaces institutionnels. C’est cette interface entre les mondes qui lui permet aujourd’hui d’être à l’écoute des basculements à l’œuvre et des premiers concernés qui vivent les expériences d’injustices, de les mettre en lumière dans l’espoir de voir émerger d’autres mondes possibles.

C’est avec beaucoup d’attention et d’enthousiasme que je rejoins aujourd’hui la fondation. Je découvre son histoire en même temps que la figure de Danielle Mitterrand, femme résistante, pragmatique, porteuse d’espoir et alignée avec les valeurs fondamentales.  Son attachement au sens de la justice et à l’écoute des peuples qui vivent toutes formes d’oppressions résonne à cette quête de justice sociale et d’écologie à laquelle j’aspire.

La Fondation a 40 ans cette année et poursuit son engagement auprès des alternatives et des luttes, qui œuvrent chaque jour pour construire le monde de demain. J’ai le souhait d’y participer modestement avec l’ensemble de la fondation pour que le respect des libertés politiques, des droits humains et la protection du vivant soient des communs qui préfigurent plus que jamais le devenir des peuples et de nos sociétés en France et à l’international.